Réflexes primaires et RMTi

Les réflexes primaires sont des réactions automatiques et stéréotypes à des stimuli qui, de la vie intra-utérine et jusqu’à l’âge de 2-3 ans, sollicitent les différentes parties du corps du petit, pour qu’il puisse au fur et à mesure intégrer son schéma corporel et bouger dans le monde avec assurance, curiosité et ouverture.

Les réflexes primaires font partie de notre bagage neurologique et ils jouent un rôle important dans le développement physique et mental de l’enfant.

Chaque réflexe se caractérise par une :

  • Phase d’émergence : le bébé, en réponse à un stimulus sur une partie de son corps, fait un mouvement réflexe suite à cette sollicitation.
  • Phase d’activation : le bébé ou l’enfant répète ce mouvement spécifique, jusqu’à son intégration.
  • Phase d’intégration : grâce à la répétition prolongée de chaque mouvement, on dit que le réflexe s’intègre, c’est-à-dire qu’il ne sera plus un réflexe mais le mouvement deviendra volontaire et précis.

Chaque réflexe est une étape du développement physique et psychique de l’enfant. Si une ou plusieurs étapes sont sautées (naissance par césarienne, pas de marche à quatre pattes, trop de temps allongé sur le dos…), des réflexes pourraient ne pas s’intégrer.

Pourquoi il est important d’intégrer les réflexes primaires ?
Puisque les réflexes primitifs servent à poser les bases du réseau neuronal, sur lesquelles les autres connexions vont s’appuyer, leur non-intégration peut avoir des conséquences :

– Sur le plan cognitif : les apprentissages se fondent sur la capacité du cerveau à faire des connexions entre les neurones. Les réflexes primaires non intégrés supposent des connexions neuronales de base incomplètes, ce qui engendre des « blocages » ayant pour conséquences : des troubles de l’apprentissage (dyscalculie, dyslexie, dysgraphie…), des troubles du spectre de l’autisme (TSA), un trouble de déficit d’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H).

– Sur le plan émotionnel : des réflexes mal intégrés peuvent affecter la gestion du stress et l’équilibre émotionnel de l’enfant, et de l’adulte à venir. L’estime et la confiance en soi peuvent en souffrir.

– Sur le plan physique : les réflexes primaires favorisent le passage du mouvement involontaire (réflexe) au mouvement volontaire (contrôlé). Mal intégrés, les réflexes ont une incidence sur la coordination, l’équilibre et la perception spatiale. Ils peuvent être la cause d’agitation, énurésie, tensions corporelles.

Le Rythmic Movement Training (TM)

Le RMTi est une technique de rééducation des réflexes par le mouvement et le rythme, avec des exercices simples et efficaces. Ceux-ci imitent les mouvements que les bébés font d’eux-mêmes pour passer d’un stade de développement moteur à un autre.
Ces mouvements permettent de revisiter les périodes de développement où les réflexes n’auraient pas complètement été intégrés afin de faciliter leur maturation et de lever les blocages, les difficultés d’attention, d’apprentissage et de comportement.
Les bénéfices à long terme de ce programme sont énormes et les clients ont rapporté une nette amélioration sur la concentration, l’attention, le contrôle des émotions, les apprentissages scolaires, l’équilibre, le langage et l’estime de soi.
Toutefois, les mouvements rythmiques ne sont pas une recette miracle. Ils demandent patience, persévérance et précision. Même si nombre de personnes observent des bénéfices dans les semaines ou le mois qui suivent, il est préférable de s’investir sur au moins une année de pratique quotidienne avec votre enfant.

A l’école des Orchidées, je fais des interventions hebdomadaires dans toutes les ambiances, toutefois c’est le travail régulier à la maison qui permet l’intégration d’un ou de plusieurs réflexes.

Annalisa Mancini – Thérapeute spécialisée dans l’intégration des réflexes primaires

Défiler vers le haut